De l'emprise à la libération

Par ma volonté, et après de multiples combats, je suis sortie d’un système de pensées et une organisation familiale basée sur le culte d’un hypothétique Jésus.

N’étant plus partisane de la théorie de l’ami imaginaire, je peux prendre du recul et constater que c’est bien tout un peuple encore qui se plie devant les ordonnances de n’importe quel pseudo Sauveur, qu’il porte le nom de pasteur, d’Européen ( car Jésus est représenté blanc... ), et tout autre charlatan en mesure de prêcher une bonne parole évangélique...

C’est tout un continent, celui qui m’a donné ma couleur, qui est aux prises avec ses démons personnels n’arrivant pas à réaliser que ses problèmes ont démarré avec la théorie, inculquée d’ailleurs par des atrocités, de ce Jésus à la noix.

L’Afrique, et plus particulièrement la RDC, attend de pied ferme, depuis des siècles déjà, son pseudo “sauveur” qui est censé revenir à tout moment.

Cela fait mal de voir une telle soumission et un tel aveuglement.


  • On vous a laissé des Bibles et on vous a pris vos terres. Ceux qui vous ont prêché ce Jésus n’y croient même plus, d’ailleurs.

Le progrès, en Occident, a remplacé les croyances primitives, et la science ne cesse de fournir des explications, aidant ainsi les sociétés et les êtres qui s’y rattachent, à évoluer, n’ayons pas peur de le dire.

Même si je peux admettre qu’il existe des mystères, et elles font la saveur de la vie, je déplore l’attitude très africaine de s’en remettre toujours à un Jésus ou à un Dieu, bloquant ainsi l’esprit d’initiative et le progrès de tout un peuple.

Je ne reviens pas sur les problèmes de discrimination, c’est une réalité révoltante. Par-contre chaque être humain a la capacité de dépasser les limites qu’on veut lui imposer, et ce en se portant lui-même par sa volonté, des actions bien spécifiques et un esprit d’initiative.

J’admire le travail que fait l’activiste Kemi Seba dans ce sens.

Pas plus tard que l’année passée, après quasiment toute une vie passée sous des contraintes religieuses de toutes sortes, entretenues par des pressions familiales qui me paraissaient insurmontables ( j’ai d’ailleurs dû y sacrifier la garde de mes enfants pour m’en sortir ), j’ai levé la tête, me suis libérée de ces chaînes, et, même si j’ai perdu mes enfants en route, je ne laisserai plus aucune doctrine ni aucun “guide spirituel” me dicter ma conduite.

Je suis allergique à la religion, comme l’on est allergique à l’injustice, à la torture et à la soumission.

Mon avenir se construit désormais selon les seules obligations suivantes : le bon contact avec les gens et le respect des lois.

Que l’on ne me demande pas de prêter allégeance, même le temps d’une chanson, à la théorie de l’ami imaginaire, je ne le ferai plus !

La libération a ses lois. La liberté est un bien précieux.